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Biyouna disparaît…pour de vrai

Après les rumeurs sur une prise d’otage par sa voisine il y a un an, puis d’autres sur sa disparition il y a quelques semaines, cette fois, Biyouna a réellement disparu. Elle est décédée aujourd’hui à Alger.

Les Algériens se sont réveillés ce matin sur une nouvelle bouleversante : la célèbre comédienne et humoriste algérienne Baya Bouzar, connue sous le nom de Biyouna, est décédée à l’âge de 73 ans après une longue maladie.

Hospitalisée une première fois à l’hôpital de Bainem le 4 novembre dernier, elle avait été transférée ensuite au service pneumologie de l’hôpital de Beni messous il y a 6 jours. Depuis, son état ne cessait de se dégrader.

Selon les déclarations de ses médecins, relayées par certains médias, elle souffrait de troubles respiratoires sévères, marqué par un manque d’oxygène au cerveau et un affaiblissement aigu de ses capacités pulmonaires. Son état s’est aggravé suite à des complications liées au cancer de poumons contre lequel elle se battait depuis 2016.

Rumeurs, inquiétude et vérité : retour sur une affaire troublante

Avant son décès, l’état de santé de l’artiste Biyouna avait suscité une grande inquiétude en Algérie. Surtout après l’affaire de sa détention par sa voisine. L’histoire a fait le buzz dans les réseaux sociaux en mars dernier. L’affaire avait éclaté lorsque sa famille a lancé un appel de détresse, réclamant une enquête urgente.

Biyouna tire sa révérence

Selon l’actrice Nawal Zaatar, qui avait été la première à alerter, elle n’arrivait plus à visiter son amie. Son téléphone était confisqué par la voisine, qui répondait même à sa place et l’empêchait de communiquer avec elle. Elle avait aussi signalé l’état de santé très critique de Biyouna.

De son côté, Amel Bouchaala, la fille de Biyouna, avait dénoncé la situation : « Ma mère a été retenue par cette voisine pendant trois ans », a-t-elle déclaré, affirmant qu’il s’agissait d’« une femme dangereuse qui l’avait agressée, l’avait forcée à consommer des substances et nous avait empêchées, ma sœur et moi, d’entrer en contact avec elle ».

En quelques heures, les réseaux sociaux algériens ont été secoués par des interrogations persistantes autour de cette affaire. Après ces signalements inquiétants, l’actrice a fini par sortir de son silence. Invitée sur une chaîne privée, Biyouna a fermement démenti les accusations, affirmant qu’elle se portait bien et qu’elle n’était ni retenue ni maltraitée.

Biyouna, l’étoile qui n’a jamais cessé de briller

Baya Bouzar – Biyouna (1952-2025)

Née en 1952 à Alger, Biyouna débute dans les années 1970 au sein du théâtre populaire. Son tempérament flamboyant, son humour avéré et sa voix puissante séduisent immédiatement le public. Très vite, elle s’impose comme une artiste incontournable de la scène algérienne.

La télévision nationale en fait ensuite une figure familière, notamment grâce à ses rôles comiques dans les programmes ramadanesques : sketches, sitcoms et feuilletons auxquels elle apporte son franc-parler, son humour sans filtre et des personnages hauts en couleur qui marquent toute une génération.

À partir des années 2000, Biyouna s’ouvre une carrière au cinéma, en Algérie comme à l’étranger. Elle tourne notamment avec des réalisateurs de renom et joue dans plusieurs films qui lui valent une reconnaissance internationale. Elle est une star dans plusieurs productions télévisuelles et dans le cinéma. Parmi ses grandes affiches, le film « Viva Laldjérie » en (2004), « La source des femmes » sorti en (2011), « Délice Paloma » (2007), « Edamma » (2023) et l’incroyable et historique « L’Incendie » en (1974). Elle a également brillé dans le sitcom « Nass Mlah City » (2002-2005). Elle a également sortie deux albums. Il s’agit de « Raid Zone » en (2001) et « Blonde dans la Kasbah » en (2007)

Très aimée par les Algériens, la disparition de Biyouna laisse un immense vide dans le paysage culturel national. Artiste libre, entière et inoubliable, elle restera pour beaucoup une voix unique et une figure majeure de l’humour et de la scène algérienne.

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